The end.

La fin de ma P1 arrive un semestre trop tôt.

Mes résultats au premier semestre ont été très décevants. A tel point que passer en P2 l’année prochaine est très vite devenu utopique. J’ai eu les résultats il y a un petit mois maintenant, et tout s’est très vite passé ensuite. Les calculs sont malheureusement très simples quand on est dans cette situation.

J’avais deux choix :

  • Continuer dans l’optique d’obtenir une note supérieure à 10 sur l’année complète, et pouvoir être considéré comme “reçu-collé”. Certaines écoles prennent les reçu-collés PACES en deuxième année directement.
  • Se réorienter dès les résultats en L1 sciences, pour utiliser une passerelle en milieu d’année, profiter du semestre déjà accompli en médecine pour valider sa L1 en mai.

J’ai choisi la deuxième option en deux jours, car les places sont comptées, et donc que le choix doit se faire très rapidement si on ne veut pas se retrouver sans études jusqu’au septembre suivant. De plus, travailler un deuxième semestre à fond tout en sachant qu’on le fait pour la note et non pour le métier … C’est pas possible. Je me suis donc incrusté à la fac, la vraie, pour me laisser un peu de temps de réflexion.

Le plan maintenant, c’est de trouver une voie vers l’école d’ingénieur, en admission parallèle, surement en troisième année. Il faut pour ça être excellent en licence, ou se réorienter dès l’année prochaine en DUT, et être excellent là bas, et se réorienter-encore vers l’école d’ingé.

Tout ça, c’est le cauchemar de n’importe quel péhun, qui a passé 1 an et demi à bosser pour être médecin (Les P1 qui lisent n’ont qu’à s’imaginer à ma place). Mais j’aurais tenté, j’ai appris des choses, et je crois savoir travailler maintenant. C’est ce qu’on se dit pour se rassurer et pour avancer, parce que c’est un coup à se faire hara-kiri sinon !…

Je vais arrêter là l’étalage sur le blog, et je ne vais sûrement plus poster d’article, étant donné qu’il n’y a plus rien à dire (Je laisse tout en ligne a priori). Merci pour les petits commentaires, c’était sympa. :)

Après l’effort, l’attente.

J’écris cet article complètement à froid, après avoir pensé à autre chose qu’à la PACES, en ayant soufflé un peu. Deux semaines après, j’ai l’impression qu’il s’est passé un mois.

 

Sur le concours, il n’y a pas grand chose à dire de nouveau, par rapport au récit habituel :

Tout s’est passé selon la routine maintenant bien connue. Réservation d’un hôtel pour la nuit qui sépare les deux jours de concours, marges horaires littéralement énormes, “Au cas où…”, et overdose d’adrénaline. Votre patience est mise à rude épreuve, car au final, on passe plus son temps à ne rien faire qu’à réfléchir sur sa copie :

  • Préparer son sac un jour à l’avance, ne plus pouvoir travailler car trop de pression
  • Se lever à 5h parce qu’on ne peut plus dormir
  • Prévoir 2h de trajet alors que c’est à 30 minutes en voiture
  • Prévoir 3h sur place pour “repérer les lieux, et au cas où”
  • Attendre 1h sur place, alors qu’on nous demande d’arriver 30 minutes à l’avance
  • Monter ces interminables marches
  • Attendre les 30 minutes réglementaires dans la salle, à ne rien faire. (à part stresser et pronostiquer)
  • Attendre le ramassage des copies par les vieux qui boitent
  • Attendre le comptage des copies par les vieux qui tremblent des mains
  • Faire une pause de 45 minutes entre chaque épreuve

Tout ça en cogitant et en révisant quelques formules de dernière minute, imaginez qu’on sort de là épuisés.

Épuisés et atterrés, puisqu’on terminait sur une épreuve de physique particulièrement difficile, qui a déstabilisé beaucoup de personnes. Habituellement heureux d’être en vacances, nous sortions d’ici avec un nœud dans le ventre et un sourire crispé.

 

Sur les “vacances” : Reposantes, revigorantes, motivantes. Trop courtes aussi (Je sais que c’est pas la taille qui compte, mais faut pas abuser).

 

Enfin, sur ma situation actuelle : Content d’avoir retrouvé l’amphi, et d’avoir l’occasion de bouger un peu de ma chambre, que je n’ai pas beaucoup quitté pendant un mois. Là aussi, on a pleinement intégré la routine l’année dernière, et je commence à en avoir marre de faire toujours la même chose. Je connais par cœur cette P1, j’ai envie de changer d’air.

Les résultats seront disponibles dans deux jours. Ma main à couper que le serveur tombera sous les coups de F5 de carabins stressés, qui passeront la journée à actualiser la page des résultats. Je boycotterai cet assaut et irai les voir quand la masse aura eu ses notes, et que je pourrais les voir d’un clic rapide. Il n’y a rien de pire que de découvrir son classement au milieu d’une page à moité chargée, après une heure de bataille avec son navigateur. D’autant que je n’ai absolument aucune idée de ce classement, qui dépend de trop de choses pour être approximé. Je ne sais pas si j’ai “réussi”, même pas à peu près.

 

Voilà voilà, article un peu long, mais c’est ma sanction pour ne pas en avoir écrit avant. (Et de toute façon, j’arrivais pas à travailler.)

Zen, restons zen.

Bon, on commence à être tout proche là, il reste à peine assez de temps pour consacrer deux jours à chaque matière. Je pense que ça suffira, mais on est jamais sûr de rien, et je sais que j’aurais du retard, comme d’habitude.

J’ai accumulé pas mal de fiches, il faut que j’en fasse encore.

J’ai terminé les concours blancs (tuto + prépa privé), il faut que je m’entraîne encore.

J’ai fini les cours depuis bien longtemps, il faut que je les révise encore.

J’en ai marre. Pas parce que je n’aime pas les sujets/matières, mais surtout parce que je les bosse depuis plus d’un an, et que je revois toujours la même chose, et que ça ne sert à rien, et que c’est plus du tout intéressant à force. Ça se joue sur le détail, et c’est pas marrant d’apprendre les détails, parce qu’ils n’assouvissent pas une soif de connaissance, mais ils sont juste là pour sélectionner.

Cet article n’apporte rien par rapport aux autres parce qu’il n’y a finalement pas grand chose à dire sur la P1. C’est rébarbatif, répétitif, révoltant, rebutant. Mais réalisable …

 
Pour le titre, j’admet, mes références sont un peu vaseuses. Mais c’était ça ou Take it Easy

Stratégie

Un petit article, juste pour partager mon programme du premier semestre

 

Je suis tout juste en train de penser à mon programme de révisions, à réfléchir si je dois organiser mes plages de travail par “modules” de 2h, ou si je fais plutôt des après-midi/matinées entières sur la même matière. Le tutorat organise des concours blanc dans 6 jours, je vais expérimenter mon planning entre temps, pour voir si je l’applique pour les cinq semaines suivantes.

… Plus que 36 jours, 4 heures, 56 minutes et 30 secondes.

 

Mois de révision #3 !

Les cours du premier semestre sont (enfin ?) terminés et on rentre maintenant dans les derniers 100 mètres.

A force, on connait la chanson et on sait à peu près comment tout ça va se passer et comment on aura pas le temps de tout revoir. (Suffit de voir ce que j’avais gribouillé avant les deuxièmes partiels)

Il faut donc que je trouve un fonctionnement qui soit efficace et qui soit tenable pendant les six prochaines semaines. Je suis plus primant, j’ai déjà de l’expérience et je compte en profiter. Le temps perdu ne doit plus exister pendant le mois et demi qui vient. Grosso modo, il faut encore que je rattrape une bonne cinquantaine de doublants pour espérer avoir une place acceptable. Ils travailleront quasiment autant que moi et c’est pour ça qu’il faudra bosser dur pour les doubler.

Ça va donc signifier :

  • Horaires militaires : 6h – 22h30 sous réserve de modif si je fatigue.
  • Organisation : Il faut que je reste sur les fiches manuscrites au maximum. Il faut aussi que je continue à tout classer, pour pas perdre de temps.
  • Exercice : J’ai entamé un classeur d’exercices types, qu’il faut savoir faire d’instinct, surtout en chimie générale et en physique. Les exercices du dernier concours étaient finalement assez classiques et c’est dommage de perdre du temps là dessus. J’ai maintenant assez de concours blancs pour m’exercer facilement
  • Marge : Il faudrait que je trouve une date limite, comme par exemple Noël, pour avoir terminé toutes mes fiches. ça me permettra d’avoir du temps ensuite pour m’interroger, m’exercer et rabâcher les derniers trucs à revoir. L’année dernière, ça m’aurait été bien utile.
  • Pauses : Efficaces, les pauses. Ça signifie qu’elles devront être prises au bon moment (après le déjeuner par exemple, je sais que je travaille mal à ce moment là) et qu’elles se feront absolument autre part qu’à mon bureau. Quand je suis à mon bureau, ça doit être pour travailler. Si possible, il faut que je fasse du sport pour m’aérer la tête, un peu. (Et aussi pour limiter mes futures courbatures de la semaine de ski, juste après le concours :p)
  • Constance : Ne pas changer de méthode toutes les deux minutes, c’est carrément pas productif. C’est aussi une manière de procrastiner et de ne pas vraiment bosser.

Même si quasiment personne ne passe sur ce blog (C’est pas nécessairement le but, il me permet surtout d’écrire), n’hésitez surtout pas à me donner des conseils/méthodes/astuces si vous en avez et si vous passez par là, merci !

 

Motivation, sélection

Il reste un peu moins de deux semaines de cours. La plus grande partie du programme est déjà faite et ça soulage de voir qu’on aura pas beaucoup plus de connaissances à acquérir.
Comme tout le monde je crois, je n’arrive pas à apprendre les cours au fur et à mesure et traîne derrière moi un petit sac rempli de chapitres “à revoir plus tard parce que là j’ai pas le temps”. En deux ans, j’ai pu m’apercevoir que rien y fait : on accumule forcément cette boule de neige dans les révisions, même en ayant de super résolutions post-BAC. Etre parfaitement à jour en permanence dans ses cours est complètement utopique pour moi.

Je pense que c’est là que la motivation est importante. Ou plutôt : C’est à ce moment que la démotivation est la plus agressive et qu’elle menace de nous faire abandonner.

Je connais des gens qui abandonnent, je vois l’amphi qui se vide un peu vers le haut, et les cernes s’étirent sous les yeux de gens qui ont trop sprinté. Certains vont en cours mais ne révisent plus, d’autres révisent mais ne vont plus en cours … Ça sélectionne dur.

… Mais il reste des doublants tenaces, des primants très bons, et moi. C’est déjà bien suffisant comme concurrents, parce que ce n’est pas contre ceux qui abandonnent ou qui ont des cernes sous les yeux qu’il faut se battre. Ceux là sont déjà morts. Il faut continuer à progresser, et se motiver pour faire un mois de révision efficace. Les concours blancs ne sont pas assez bons pour pouvoir se tourner les pouces.

 

Je joue ma vie dans les 51 prochains jours, c’est surtout pas le moment de faiblir.

 

 

Twitter’s law

On voit le bout du tunnel sans pour autant être sorti d’affaire … Les classements de concours blanc ne sont pas excellents, mais ne ferment pas du tout les portes de la P2. En gros, ça tourne autour de 160, si je continue comme ça. C’est … inacceptable aux partiels de Janvier. Ça ne suffira pas à me faire réussir ce concours. Ça suffira juste à me faire frôler le numerus clausus.

Il faut donc se bouger, donner ses dernières ressources, celles que certains doublants ont déjà consommé.

Du côté des révisions, je me suis organisé un beau classeur, avec de beaux intercalaires, et de belles pochettes. Dedans, une fiche pour chaque chapitre, de chaque matière. Sur les fiches, le strict nécessaire à un doublant qui connait déjà 90% du programme : Les pièges, détails, ou astuces glanées sur les concours blancs ou dans les amphis. C’est là dessus que ça se joue. Je n’avais pas l’habitude de travailler sur papier, compte tenu de mon écriture digne des pires ordonnances et de la facilité apparente d’une mise en forme sous Word.

L’avantage incontestable du papier, c’est qu’il n’a pas internet. Et qu’internet, c’est bien, mais pas en P1. En travaillant sur papier, on peut, dans un élan héroïque, décider d’éteindre ce monstre qu’est l’ordinateur, et bosser pour de bon.

Vous connaissiez la Godwin’s law ? C’est la “Twitter’s law” qui me frappe quand je bosse sur ordi :  je finis invariablement par zoner sur … en fait, remplacez Twitter par Facebook, irc, photoshop, ou n’importe quelle série stupide. Le délai de décrochage suit une loi exponentielle de la forme :

… Avec Lambda, un facteur qui varie en fonction de la matière étudiée, et Gamma, votre niveau de fatigue. Après de multiples tests expérimentaux, j’ai démontré ce lien de causalité et j’en ai déduit la formule.

Le fait est qu’on bosse infiniment mieux avec un bic et une feuille A4 qu’avec un clavier et un écran. Je n’emmène d’ailleurs plus que des feuilles en amphi, car ça marche aussi pour la prise de note.

Il faut que j’arrive à suspendre toute vie numérique pendant les deux prochains mois de révision, au moins pendant mes heures de travail. Permettre à des choses immatérielles de pourrir sa P1 et indirectement sa vie ne doit pas être imaginable. C’est en partie pour ça que je n’ai pas écrit d’article ici depuis longtemps. (et je dois dire que ça m’avait manqué)